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Lancement officiel de BECCA (Bourse Electronique de Cabotage Caribéen)


Le lancement  officiel de BECCA a eu lieu le 19 Avril 2010 à 9h30 au CWTC de jarry.

Cet événement s'est déroulé en deux phases. La matinée a été consacrée à la présentation et à la démonstration du site et de l'outil BECCA. L'après-midi, le Comité interrégional de Cabotage BECCA, s'est réuni sous l'égide de l'UMEP.


Qu'est- ce que BECCA ?

Bourse Electronique du Cabotage Caribéen, BECCA est une base de données et un moteur de recherche qui permettra, à terme,  de mettre en relation l'offre et la demande de transport maritime régional de marchandises entre les pays du bassin caribéen. Ce projet est co-financé par le programme INTERREG Caraïbes et l'Union Européenne.


 
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“La Caraïbe ne se laisse pas aisément cerner…

Dans sa délimitation même elle est déjà complexe. Mosaïque d’îles de tailles extrêmement diverses, l’archipel, compte 44 îles et 24 entités politiques.

Dans cet univers de terres fragmentées ce qui sépare est aussi ce qui relie.

Le transport maritime des marchandises est consubstantiel à la survie et au développement des économies insulaires. A la notion de cabotage, (étymologiquement « navigation de cap en cap ») se substitue la notion de transport par mer sur courte distance, ou Short Sea Shipping. Depuis plus d’une vingtaine d’années aux Etats-Unis, en Europe, au Canada, au Japon, en Asie, le Short Sea Shipping « continental » se définit comme un complément au transport transocéanique dont il n’est en rien le compétiteur et comme une alternative au transport des marchandises par routes et par rails.

Le projet BECCA (Bourse Electronique du Cabotage Caribéen), se pense en termes de réseaux interconnectés, organisés selon une logique de bassin, pour le développement du Short Sea Shipping caribéen au bénéfice de la communauté caribéenne à laquelle la Guadeloupe appartient historiquement et géographiquement. »

Michèle MONTANTIN

Directeur Général et Président du Directoire

 
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FR :Votre entreprise porte le projet d’une bourse électronique de cabotage caribéen ou Becca : de quoi s’agit-il ?

MM :Le projet BECCA repose sur l’objectif de faire se rencontrer les bateaux et trafics pour que les trafics disposent de bateaux. Le constat est unanimement fait qu’il est aujourd’hui très compliqué de faire circuler des marchandises entre les îles de la Caraïbe.

Investir dans des bateaux n’est pas une décision à prendre à la légère car les enjeux sont de taille. Un bateau est en effet un capital flottant fait pour servir « sans arrêt. Il ne peut pas multiplier les escales infructueuses et il est indispensable qu’il atteigne un taux de remplissage élevé, en aller comme en retour, conformément à sa capacité.

Pour y arriver, il importe de répondre à deux critères : la régularité et la massification. Iil faut donc une organisation capable d’informer et d’anticiper en temps réel les disponibilités de fret en cours de traversée.

Et il faut que cette organisation soit en liaison avec les plate-formes terrestres de type centres d’empotage et de dépotage ou centres logistiques de regroupement, répondant aux besoins de sûreté et de contrôle sanitaire. C’est cette architecture que nous proposons.

FR : Il y a déjà eu de nombreuses tentatives infructueuses de transport maritime de marchandises inter-îles : avez-vous analysé les raisons de ces échecs ?

MM : L’échec des lignes de fret mises en service s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs. Le premier est l’impossibilité pour les opérateurs d’atteindre les masses critiques nécessaires à la rentabilité. Ceci résulte des réponses mauvaises ou insuffisantes apportées aux exigences spécifiques des diverses formes de cabotage, avec une médiocre coordination entre les possibilités du fret en nature et en volume avec le type de bateau retenu et la fréquence des touchées, surtout dans la phase de départ. Autre raison à ces échecs successifs : le défaut de communication et l’ignorance des affréteurs potentiels des offres de transport. En effet, les offres de services ne sont jamais parvenues à toucher un éventail technique ou géographique suffisant de clients. A cela s’ajoutent les mauvaises appréciations des localisations de gisements de fret.